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Etudes et chantiers
 

La mise en sécurité du Pont des Rouyes et de la RN 94

Des travaux à plus grande échelle sur une partie de la RN 94

La route nationale 94 constitue le principal axe structurant EST-OUEST du département des Hautes-Alpes et permet de relier les deux pôles d’attractivité que sont Gap et Briançon.
Elle permet également l’accès à la frontière italienne au droit du col de Montgenèvre.
Une opération plus globale, dite de la Traversée de l’Argentière-la Bessée, a été menée depuis plusieurs années avec pour objectifs d’une part, l’amélioration de la sécurité de l’itinéraire et, d’autre part, la valorisation du patrimoine sur une section de deux kilomètres de la route nationale.
L’opération comprend des travaux de chaussée, le réaménagement complet de deux carrefours, la création de cheminements piétons en bord de voie, la mise en place d’éclairage public, d’aménagements paysagers, la reconstruction d’un ouvrage (le Pont des Rouyes) et le recalibrage du torrent du même nom qu’il franchit.

Ces travaux ont à présent été réalisés, à l’exception du passage de l’étroit pour lequel des acquisitions foncières sont encore nécessaires et de ceux inclus dans le périmètre immédiat de l’ouvrage des Rouyes, puisqu’impactés par les futurs travaux.
Les présents travaux du Pont des Rouyes traitent uniquement de la sécurisation de la RN94 face au phénomène de laves torrentielles.

Les travaux du Pont des Rouyes

Aujourd’hui, la dimension du pont – qui permet le passage du torrent sous la route
nationale – et la configuration du lit du torrent font obstacle à l’évacuation de ces laves qui débordent et provoquent des inondations.

Entrée et sortie du passage busé permettant le ruissellement du Torrent des Rouyes et supportant la RN 94 – Photo RTM 13/06/2018

Le torrent des Rouyes menace donc l’exploitation de la route nationale 94 – principale liaison routière entre Briançon et Gap – ainsi qu’une partie des bâtiments situés à proximité.
Dès lors, pour remédier à cette situation, les travaux prévoient :
• de démolir l’ouvrage actuel ;
• d’approfondir le lit du ruisseau jusqu’à l’embouchure de la Durance ;
• de reconstruire le pont avec un gabarit plus important (6 mètres d’ouverture) ;
• de mettre en place des protections des berges par parois clouées en amont et en aval (endiguement amont et aval).

Exemple de paroi clouée : en béton projeté, armée d’un treillis et ancrée dans le sol par des clous disposés subhorizontalement, elle a pour fonction de stabiliser les terres.

Cet aménagement permettra d’accélérer les écoulements et d’éviter le comblement et les débordements du cours d’eau lors de ces évènements exceptionnels.

Etendue des travaux : sur l’ouvrage, en amont de celui-ci et en aval ( jusqu’à la Durance).

Financement des travaux
Les travaux coûtent 2,5 millions d’euros, financés à parts égales par la
région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’État dans le cadre du contrat de plan État-Région.
C’est la Direction Interdépartementale des Routes Méditerranée (DIRMED), service de l’État / Ministère de la Transition Écologique, qui exploite au quotidien la RN 94 et est maître d’ouvrage de cette opération.
En outre, le marché passé pour ces travaux intègre des clauses sociales qui ont vocation à faciliter l’emploi de personnes éloignées du monde du travail (chômeurs de longue durée, allocataires du RSA, personnes en situation de handicap, etc.), avec un minima de 1790 heures de travail à réaliser.